RIAD SOUAFINE

RIAD SOUAFINE
Terrasse

Souafine patio

Souafine patio
Fontaine

lundi 16 juillet 2018

Fès: 14 juillet 2018

Résidence du Consul de France / Riad Souafine 2018
Monsieur le Consul de France à Fès, François-Xavier Tillette, avait convié ce 14 juillet en sa résidence de Fès, les autorités marocaines ainsi que tous les français de la région (de Oujda à Fès/Meknès).

Lors de son allocution Monsieur le Consul a bien sûr tenu à se féliciter de la qualité des échanges avec le Maroc et avec les autorités locales ainsi que des nombreux partenariats mis en œuvre dans le royaume.

A la veille de la finale de la coupe du monde de football il y eut une pensée de soutien à l'équipe de France !

Cette année la soirée a attiré une foule nombreuse, belle illustration de l'entente franco-marocaine, qui a pu jouir de la fraîcheur de cette soirée d'été et des nombreux produits locaux proposés dans les différents buffets. Mention particulière pour le foie gras de canard (de la région) des fromages de chèvres du Moyen Atlas et des sublimes cerises de Sefrou entre autres.

Résidence du Consul de France / Riad Souafine 2018
Résidence Consul de France / Riad Souafine 2018
Résidence Consul de France / Riad Souafine 2018

jeudi 5 juillet 2018

Festival de Fes de la culture Soufie 2018


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Pour information: la 11ème édition du Festival de Fès de la Culture Soufie se tiendra du 20 au 27 octobre 2018.
Le programme n'est pas encore connu mais l'on sait déjà que le prix du "pass" est fixé à 1450dhs (environ 140€).

Renseignements sur: festival culture soufie

lundi 2 juillet 2018

Musiques Sacrées de Fès 2018: Bilan

Jnan Sbil nocturne / Riad Souafine 2018
La 24ème édition du Festival des Musiques Sacrées de Fès vient de s'achever. Il est donc temps d'en dresser le bilan.

24 ans pour un évènement de ce type est en soi une prouesse mais cette édition 2018 prend des airs de chant du cygne fortement teinté de crépuscule.

24 ans ce n'est pas encore l'éternité mais ce devrait être la maturité. Cette édition en est loin !

Gospel à Bab Makina / PMR crédit


Les organisateurs avaient souhaité revenir aux principes de l'origine du Festival, plus de spirituel et plus de "sacré". Pourquoi pas en effet renouer avec les succès sincères et mérités des premières années avec un peu moins de chanteurs de variétés (souvenons-nous d'Enrico Macias dont la participation semblait incongrue).

Faut-il pour autant sombrer dans le folklore ou l'anecdotique ?

La qualité des artistes venus de lointaines contrées était au rendez-vous (heureusement) et le public a généralement apprécié leurs prestations.
Par contre que ce soit l'organisation toujours aussi approximative et souvent chaotique, les tarifs astronomiques qui pouvaient se justifier dans le passé pour des stars internationales mais pas adaptés à des interprètes à la renommée confidentielle, les retards systématiques, le comportement irrespectueux d'une partie du public, les modifications de dernière minute, l’incompétence des agents d'accueil n'étaient pas à la hauteur d'un festival qui se veut mature et qui vise à attirer des spectateurs du monde entier !

D'ailleurs cette édition est celle qui accuse pour la première fois une fréquentation en baisse. Fini le temps des queues interminables pour accéder à Bab Makina, fini les gradins pleins à craquer.

Si l'on décompte les invités du parterre qui ne se seraient jamais déplacés s'ils avaient dû payer 60€ leur ticket, les entrées payantes auraient à peine remplies une petite salle de théâtre. Même dans les années de crises liées aux printemps arabes la foule des festivaliers était au rendez-vous !

Parmi les raisons qui peuvent expliquer cette désaffection on peut citer:

la programmation qui n'avait rien d'alléchant pour justifier une semaine de séjour à Fès,
les dates, la dernière semaine de juin, coïncidant avec les périodes d'examens scolaires et trop proches des vacances estivales,
la coupe du monde de football et peut-être un peu la concurrence des autres festivals programmés aux mêmes dates, Festival Gnaoua d'Essaouira et surtout le Festival Mawazine de Rabat,
les tarifs enfin sont devenus un vrai frein car ils sont au même niveau que les tarifs de beaucoup de festivals européens.

Il y a encore quelques années le Festival des Musiques Sacrées était un enjeu économique pour le tourisme de Fès. Ce n'est plus le cas. Les Riads et Maisons d'Hôtes ne font plus le plein, nombreux sont ceux n'ayant reçu aucun festivalier cette semaine là. Du jamais vu !

Cette édition 2018 est donc un signal d'alarme qui doit résonner dans la tête des organisateurs et qui doit les pousser à réagir, à revoir en urgence l'architecture du festival, ses objectifs, ses ambitions et ses moyens sous peine de se flétrir rapidement.

Ce bilan 2018, un peu triste et désabusé, comporte aussi quelques beaux  moments  d'émotions comme le concert des 3MA au Jardin Jnan Sbil ou la troupe de Gospel Sud Africain à Bab Makina en soirée de clôture.

3MA / Riad Souafine 2018

Soirée de clôture Bab Makina / PMR crédit

mercredi 6 juin 2018

Maroc: un drôle de boycott qui dure






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marocleaks
 
Parti d'une fake news sur le net il y a près de deux mois, le 20 avril, lancée par des anonymes, l'appel au boycott de trois marques bien connues des marocains, Afriquia (stations essence), Centrale Laitière Danone ( lait, yaourts) et Sidi Ali (eaux minérales) s'est très rapidement imposé dans tout le Royaume.
L'objectif affiché par les boycotteurs était au départ de protester contre la cherté des produits, les augmentations "insensées" qu'ils leur ont attribuées.

La campagne de boycott relayée sur les réseaux sociaux s'est répandue comme un nuage de criquet au point de toucher toutes les classes sociales et toutes les générations de marocains.
Voilà donc la preuve qu'un boycott peut fonctionner et qu'il peut être une arme efficace avec pour résultat visible des stations Afriquia désertes, un transfert vers d'autres marques d'eaux minérales et un effondrement de la rentabilité de Danone (-150 millions de dirhams depuis le début du boycott).

Ceci étant dit des questions se posent car les arguments initiaux  affichés par ceux qui ont lancé le boycott ne résistent pas à la réalité des faits et chiffres.

Depuis la décompensations du prix des carburants et les incessants yoyo des prix à la pompe il se trouve que les stations Afriquia ne sont pas celles où les prix sont les plus élevés. 
Pour les produits laitiers ou les eaux minérales il suffit de se rendre dans le premier supermarché venu pour constater que les tarifs des produits des différentes marques et à quelques centimes près sont quasi identiques et surtout qu'ils sont loin d'avoir subi une inflation anormale contrairement aux tomates et autres fruits et légumes en cette période de ramadan !

Pendant que ce mouvement de grève des achats se développait sans faiblir, au niveau politique ou à celui des entreprises concernées c'est l'atonie et le silence qui ont prévalus. Les rares politiques qui se sont exprimés au début ont été surtout méprisants envers le peuple des boycotteurs.

Seule la patronne de la Société des Eaux d'Oulmes, propriétaire de la marque Sidi Ali, a rapidement réagi en communiquant sur la réalité économique de ses prix (taxes et investissements compris) et a démontré que les prix pratiqués ne pouvaient être inférieurs et ne dégageaient qu'une très faible marge à l'industriel.

Du côté de la Centrale Laitière, filiale à 100% de Danone France la réaction a de quoi surprendre. Dans un premier temps: silence radio, Danone fait l'autruche comme si elle ne croyait pas dans l'efficacité de cette protestation qui allait s'éteindre comme un feu de paille sous l'averse.
En France ce genre de phénomène aurait entrainé sans délai la création d'une cellule de crise et les experts en image se seraient attelés à la tâche pour gérer la situation.
La réaction de Danone Maroc la plus visible mais aussi la plus nuisible en terme d'image a été d'annoncer la baisse de 30% de ses achats de lait auprès des pauvres éleveurs, le licenciement de plusieurs centaines d'intérimaires en ce mois de ramadan et pour finir par annoncer un "profit warning" de 150 millions de dirhams ! Comme si elle s'attendait à faire pleurer les boycotteurs sur ses pertes financières.

Quant à Afriquia....... rien, aucune réaction, aucune campagne de presse menée. Il est vrai que ce cas est un peu particulier car son patron est M. Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture ce qui est plus difficile à gérer.

Pourquoi ce boycott rencontre-t-il un tel succès ? Parce que c'est un mode de contestation efficace et sans risque pour les participants contrairement à un mouvement populaire qui s'exprimerait dans les rues et qui serait rapidement réprimé. L'exemple du mouvement qui a touché le Rif l'an dernier qui s'est soldé par de nombreuses arrestations et des procès en rafale a fait réfléchir les marocains. L'utilisation des réseaux sociaux comme support de revendication apparaît donc comme moins risqué. il permet aux citoyens lambdas de manifester par le porte monnaie.  

Dont acte ! Encore faudrait-il ne pas se tromper de cible.

Car le vrai problème au Maroc en ce moment n'est pas que le prix de la Sidi Ali ait augmenté de 1 dhs en 10 ans, ni que le yaourt ait augmenté de 50 centimes. Tout le monde peut comprendre que les industriels répercutent sur le consommateur leurs coûts de production qui eux sont dans la spirale inflationniste. La libéralisation des prix des carburants et leur augmentation ont comme conséquence un surcoût évident pour les transports.

Le problème est l'aggravation de la situation sociale des classes moyennes et des pauvres qui ne cesse de se dégrader. L'écart entre les plus riches (moins de 5% de la population) et les plus pauvres ne cesse de se creuser (ce n'est pas propre au Maroc).

Le problème réside aussi dans le fait que la classe politique dans son ensemble ne porte aucun message d'espoir, ne semble avoir aucune vision sociale qui permette à la majorité des marocains de "rêver" à un avenir meilleur.

Les réseaux sociaux se sont enflammés ces derniers jours pour la nouvelle cible du boycott qui vise cette fois-ci le festival de musique "Mawazine" de Rabat sous le prétexte que des millions de dirhams vont servir à rémunérer les vedettes qui animeront Mawazine au lieu d'être distribués au plus pauvres.

Erreur de cible là encore car ce festival ne reçoit aucune subvention publique, il est exclusivement financé par des capitaux privés et de plus les retombées économiques sont une bouffée d'oxygène pour la ville de Rabat qui l'organise.

Aujourd'hui il est difficile de prédire ce que ce mouvement "d'humeur" va devenir mais il est clair que vu le succès populaire de cette action il est appelé à se reproduire avec tous les dangers qu'il comporte de part son côté spontané, irraisonné, passionnel.

L'arme du boycott peut être redoutable (il n'y a qu'à voir ce que cela donne quand ce sont des états qui décrètent un boycott envers d'autres états) mais comme pour toute arme il serait utile d'apprendre à la manier avec intelligence et discernement.






lundi 21 mai 2018

Fès: fleurs sauvages du Maroc

Coquelicots sauvages / Riad Souafine 2018

L'hiver 2017/18 et le printemps 2018 avec neiges abondantes et pluies massives ont été les plus humides depuis fort longtemps.

Les effets bénéfiques sont au rendez-vous. La région de Fès et ses campagnes prennent un aspect jardin d’Éden qui surprend même les paysans.
Alors que d'habitude au mois de mai les paysages prennent une teinte dorée par le soleil, grillée en fait, cette année la nature devient feu d'artifice, des fleurs oubliées se rappellent à notre souvenir tandis que résonne dans nos têtes les notes de la Symphonie n°6 " Pastorale " de Beethoven !

Riad Souafine 2018

Riad Souafine 2018
Riad Souafine 2018
Riad Souafine 2018
Riad Souafine 2018
Riad Souafine 2018

Riad Souafine 2018
Riad Souafine 2018
Riad Souafine 2018
Riad Souafine 2018
Riad Souafine 2018

Toutes ces fleurs poussent dans la propriété des parents de Jalal, plantée d'arbres fruitiers dans le respect de la nature et de l'environnement.
A l'heure où en France se pose avec acuité la problématique de la disparition de la bio-diversité des campagnes, le Maroc regorge encore de vastes zones préservées.

samedi 19 mai 2018

Ramadan au Maroc: un autre regard sur le jeûne




Ce jeudi 17 mai 2018 le mois de Ramadan débute au Maroc. Pour les musulmans ce mois est sacré mais pour les non musulmans que représente-t-il ? Comment est-il perçu entre phantasme orientaliste et réalité vécue ?
En principe et pour faire simple ce long mois lunaire (29 jours) de jeûne est censé permettre à tous les croyants de vivre et de ressentir la pauvreté et de transcender ces privations en enrichissement spirituel.
En clair: faire le point sur soi-même, ses erreurs passées, ses dérives et les corriger pour retrouver le bon chemin de la sagesse conforme aux préceptes du Coran.
C'est pour cela qu'en ce mois de Ramadan dans les mosquées se tiennent les causeries, les lectures du Coran ou que se déroulent en tous lieus les "nuits du Ramadan" bercées de chants religieux.
En théorie donc ce serait par le jeûne diurne un moyen de purification du corps et de l'âme.
Et même un dépassement de soi, une victoire de l'esprit sur le corps....

En théorie !

Car ce qui était certainement la règle dans les temps anciens ou qui l'est peut-être encore dans quelques contrées lointaines semble ne plus avoir cours au Maroc du XXIème siècle.

Du lever au coucher du soleil vient le temps de l'abstinence, ne pas boire ni manger ou fumer, ne pas succomber aux désirs quels qu'ils soient, ne pas susciter les tentations, parfums et maquillages sont proscrits.
Et gare à celui ou celle qui viendrait à enfreindre en public l'un de ces interdits !

La société marocaine évolue et en à peine deux décennies elle s'est convertie en société de consommation (frénétique pour les plus aisés).
Cela se constate aussi pendant le mois de Ramadan qui connaît son plus haut pic de consommation avec une inflation des prix alimentaires que personne ne modère.

La plupart des religions imposent une période de jeûne, plus ou moins longue et de nos jours de moins en moins observées en dehors de l'Islam.
De nombreux médecins pensent que le jeûne à des vertus  notamment purificatrices mais à la condition qu'il soit encadré, équilibré et que  l'apport hydrique et calorique soit respecté.

Le jeûne du Ramadan n'est pas un jeûne "thérapeutique" il est une des manifestations de la foi et il n'est que "diurne" et donc chaque soir lorsque le dernier rayon du soleil disparaît et que résonne le chant du muezzin l'abstinence cesse, tous les interdits sont levés (en dehors de celui concernant l'alcool bien sûr).

La table du ftour est dressée depuis un moment et la préparation des mets qui la recouvrent aura occupé les femmes de la maison tout au long de la journée.
Bien avant le premier Ramadan les familles, surtout les femmes, se réunissent pour la préparation des... gâteaux du Ramadan puis chaque jour il leur faudra cuisiner la harira, la soupe traditionnelle qui a elle seule apporte quasiment toutes les calories nécessaires à la "survie" tant sa composition est riche (légumes, viande, féculent etc...). 
Aux côtés de la harira l'on retrouve, des dattes et du lait, les fameux chbakia, gâteaux, les mlaoui (galettes fourrées), des œufs durs avec juste une pincée de cumin et de sel, des briouates salés et sucrés (sortes de "nems" ou de samoussas), des batbots farcis (petits pains ronds) et quelques "bonus" au cas où !
Si l'on ajoute les liquides, jus d'avocat, jus de fruits, eau et lait..... l'overdose calorique est atteinte !
Heureusement en réalité personne n'ingurgite la totalité des aliments offerts c'est plus de l'ordre "les yeux plus gros que le ventre".

Le ftour n'est que la première étape de ces nuits de Ramadan.

Après quelques heures de digestion dont les premières se passent en léthargie télévisuelle (merci aux séries TV spécial Ramadan), les plus courageux, les hommes surtout, sortent ensuite retrouver les amis dans les cafés qui seront alors ouverts jusque tard dans la nuit.
Vers minuit ou une heure du matin retour à la maison pour attaquer le second repas qui consiste en au moins un tagine puis peut-être aussi quelques fruits. En été les nuits étant courtes la digestion de ce tagine se fait au lit, une heure ou deux de sommeil avant de se lever bien avant l'aube pour une dernière collation avant de se rendormir....

Une minorité de marocain commence à prendre conscience que ce "marathon" alimentaire n'est pas compatible avec leur santé et impacte négativement leur capacité à faire face à leurs responsabilités professionnelles.
Ceux-là adoptent un comportement plus raisonnable (plus économique aussi) lors du ftour et du repas.

L'économie agro-alimentaire du Maroc lors du mois de Ramadan est boostée par la sur-consommation des produits de base: huile, farine, sucre, miel, œufs, oignons et tomates.
Aujourd'hui le taux d'équipement des ménages en électro-ménager est assez élevè mais il y a quelques années encore les fabricants comptaient sur Ramadan pour vendre en masse réfrigérateur et congélateur en proposant même des crédits adaptés !

Vu avec un regard extérieur on peut se demander quel est le poids réel du religieux (spirituel) par rapport à celui du profane (alimentaire) ?

Pour les croyants, les vrais, ceux qui tous les jours de l'année  observent scrupuleusement les préceptes religieux, ce mois sacré de Ramadan ils le vivent de manière quasi extatique et si bien sûr jeûner n'est facile pour personne ils ressentent cette épreuve comme transcendante. Pour les autres, de plus en plus nombreux, qui ne vivent pas au quotidien cet engagement religieux, le respect du jeûne est vécu comme un engagement social obligé et donc subi. 
C'est ainsi que certains vont prendre des vacances à l'étranger, dans un pays non musulman pour s'affranchir de cette pression. Il suffit de se rendre dans les territoires espagnols du Maroc, Ceuta ou Melilla, pour voir au déjeuner les terrasses de café et de restaurants se remplir de marocains en rupture...

Pour la majorité des marocains le mois de Ramadan est aussi le mois où les liens familiaux se resserrent, les familles se réunissent au moment du ftour, les étrangers sont souvent conviés à partager avec eux ce moment particulier et "typiquement dépaysant". 

L'expérience du ftour n'est plus seulement réservée à l'intimité des foyers. Les hôteliers marocains dont le mois de Ramadan est ressenti comme une perte de chiffre d'affaires proposent désormais des formules ftours sous forme de buffets gargantuesques mélangeant souvent différentes cultures gastronomiques.

En Europe les musulmans sont minoritaires et de ce fait le Ramadan reste très abstrait pour les populations, même invisible dans ses effets quotidiens en dehors des communautés concernées.
Dans le monde du travail il n'est que rarement pris en compte et peu d'employeurs aménagent les horaires des salariés musulmans qui ne peuvent se permettre la moindre baisse de performance.
Malgré ces contraintes supplémentaires l'observance du jeûne est loin de disparaître bien au contraire.
Mais les tables européennes du ftour même si elles rassemblent des spécialités de leur pays d'origine sont loin d'être aussi abondamment pourvues qu'au Maroc.


vendredi 11 mai 2018

Fès: Ryanair ouvre de nouvelles lignes



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Paris Match crédit

Dernière minute: la compagnie lowcost Ryanair annonce l'ouverture de nouvelles lignes pour la saison hiver 2018/2019.
Fès sera donc reliée à Brest (mardi et samedi), Bordeaux ( mercredi et dimanche), Turin (lundi et vendredi) et Venise-Trévise ( lundi et vendredi). 

Il est d'ores et déjà possible de réserver en ligne !

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LeclercVoyage crédit

jeudi 10 mai 2018

RAMADAN: changement d'heure Dimanche 13 mai





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Cette année encore le Maroc a opté pour un changement d'heure adapté au mois de Ramadan.
Dans la nuit de dimanche il faudra retarder sa montre d'une heure. A 3 heures il sera 2 heures.

Ce changement a pour but de réduire la "pénibilité" de l'observance du jeûne. C'est donc une manière habile de réduire le temps de "jeûne éveillé" en ce mois où les jours sont les plus longs de l'année.

Deux changements d'heure en un mois  perturbent sérieusement l'adaptation de notre "horloge interne" surtout pour les enfants.

Pour les touristes non musulmans voyager à Fès pendant le mois de Ramadan demande un maximum de compréhension.En Médina il n'y a aucun café ouvert le jour, seulement une ou deux gargotes servent à manger au niveau de Boujloud. En ville nouvelle ? Tout sera fermé excepté le restaurant chinois Great Wall.

Même si les touristes ne sont pas obligés de respecter les interdits de Ramadan il faut savoir que boire, manger ou fumer dans la rue peut provoquer des réactions peu amènes de la part des gens. Il est donc préférable de s'isoler à l'écart du public si l'on ne peut résister à en griller une !

La vie quotidienne est elle aussi impactée car même si tout le monde travaille les horaires d'ouvertures sont modifiés et la disponibilité ou la productivité ne sont pas au rendez-vous.

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Le moment le plus intéressant de la journée est celui de la rupture du jeûne, au coucher du soleil, quand les rues se vident subitement et que le silence s'installe subitement.
Partager le Ftour avec des amis marocain est toujours une expérience, les préparatifs, la frénésie du dressage de la table, la débauche de plats présentés ne peuvent que marquer les esprits.
En général le menu du Ftour comprend au minimum: dattes, œufs durs, harira (soupe traditionnelle), lait, jus de fruits, chbakia (gâteaux au miel), batbout (petits pains azimes farcis), mlaoui au khlii (crêpe farcie à la viande confite) et bien d'autres mets encore!

Au niveau calorique, le maximum journalier est largement dépassé.

Le Ftour n'est que la première étape car il est suivi quelques heures après du "dîner" composé d'au moins un tajine. Enfin un peu avant le levé de soleil, beaucoup prennent une dernière collation sensée les aider à tenir la journée de jeûne qui s'annonce.
Vous l'aurez compris une grande partie de la nuit est consacrée à s'alimenter et à digérer ce qui explique la fatigue le matin venu et le ralentissement de toutes les activités diurnes.

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dimanche 6 mai 2018

Fès: la porcelaine renaît de ses cendres


Showroom Tagemouati / Riad Souafine 2018
Depuis l'incendie de la seule fabrique de porcelaine du Maroc, la Cocema, en janvier 2009, la famille Tagemouati qui l'avait fondée en 1970 avait dû cesser son activité et licencier ses 800 ouvriers.

Les bien connus services de table de la Cocema sont devenus des pièces de collection dont la côte n'a cessée de grimper pour les plus recherchés comme ceux peints et dorés à la main.

C'est d'ailleurs la Cocema qui en 2007 avait réalisé sur mesure le service de table du Riad Souafine.

Service Riad Souafine de la Cocema
Neuf ans après  Tagemouati renoue avec la porcelaine de table et vient d'ouvrir un showroom en ville nouvelle, près de l'ex Champ de Course où toute la bourgeoisie fassie se donne rendez-vous depuis une dizaine de jours pour admirez les grands classiques de la maison, à peine modifiés, ou les nouvelles créations.

Showroom Tagemouati / Riad Souafine 2018

Service à motif Berbere / Riad Souafine 2018

Nouveau modèle Tagemouati / Riad Souafine 2018


Nouvelle collection Tagemouati / Riad Souafine 2018

La nouvelle fabrique s'est installée dans une zone industrielle de Fès. Toutes les pièces sont faites à la main et il est toujours possible de personnaliser les services. Les prix sont très abordables compte tenu de la qualité. Il faut compter pour un service complet de 50 pièces de 2000 dhs (180€) à 6000 dhs (550€) pour les plus richement décorés.

Porcelaine Tagemouati / Riad Souafine 2018

mardi 10 avril 2018

Sefrou: face cachée peu reluisante


Cascades de Sefrou / Riad Souafine 2018

Par un maussade dimanche d'avril faire une petite ballade dans la région de Sefrou c'est assurément s'éviter les hordes de touristes, admirer les premiers arbres fruitiers en fleurs, amandiers et pêchers, lavés par les pluies continues de ce printemps.

Pêchers / Riad Souafine 2018
Fleurs d'amandiers / Riad Souafine 2018
Vérifier que les eaux de la cascade de Sefrou coulent à flots. C'est bien le cas:

Cascades de Sefrou / Riad Souafine 2018
Sefrou, petite bourgade à quelques kilomètres de Fès offre une visage plein de charme,  pimpant et propre dans ses abords. Les murailles et portes d'accès de sa minuscule médina sont rénovées et entretenues.

Les murs des ruelles essaient de se donner un air de "Chefchaouene" en se parant de peintures bleues et blanches qui sourient aux visiteurs malgré le déluge.

Medina de Sefrou / Riad Souafine 2018
Medina de Sefrou / Riad Souafine 2018
La medina de Sefrou a cette particularité d'être traversée par un torrent à ciel ouvert alimenté par les eaux cristallines de la proche cascade.
Et c'est là que le portrait idyllique se gâte un peu. Les marocains ont encore tendance, pour certains, à voir dans les rivières et torrents des décharges à ciel ouvert.
C'est ainsi qu'en ce dimanche matin des femmes se rendent au bord du torrent pour y déverser leurs déchets ménagers pour le plus grand bonheur des dizaines de rats agglutinés sur les rives du torrent.


Torrent de Sefrou / Riad Souafine 2018

Décharge de Sefrou / Riad Souafine 2018
 Comment comprendre ce phénomène ? Est-ce une défaillance du système de collecte ?
A priori non, quand on voit combien les avenues de la cité ou les ruelles de la médina sont bien entretenues, aucune ordure ne jonche les sols, aucun détritus amassé dans les recoins, les nouveaux quartiers sont eux aussi bien tenus.
Il est évident qu'il s'agit là de comportements inciviques de la part des habitants de la médina.

Que faire ? Sensibiliser, éduquer !
Pourquoi ne pas organiser une journée "nettoyage" avec les habitants pour une prise de conscience un peu "choc" !

Et peut-être aussi un peu de répression en verbalisant les auteur(es) de ces lâchers sauvages d'ordures!

Ce qui est vrai pour Sefrou l'est tout autant pour quantité d'endroits magnifiques au Maroc que ce soient les plages du littoral ou les lieux de pique-nique en pleine nature.

Pour conclure sur une note positive et optimiste, le Maroc s'est lancé dans la guerre contre les sacs plastiques et cela fonctionne (malgré quelques fraudes persistantes).
En un an ces fameux sacs qui étaient incontournables et mitaient les paysages même les plus reculés avaient quasiment disparu !
Le chemin sera long pour un comportement responsable de la part de toute la population.

Riad Souafine 2018

samedi 7 avril 2018

Le Ben Thaï, Sushi et wok à Fès


Restaurant Ben Thaï Fès / Riad Souafine 2018
Après une longue période d'agonie culinaire, Fès renaît depuis deux ou trois ans, surtout en ville nouvelle.
L'ouverture début 2017 du restaurant chinois Great Wall a révolutionné l'offre  de cuisine asiatique et fait pâlir l'image édulcorée des quelques prédécesseurs qui n'avaient avec l'Asie que de très lointaines attaches et dont la cuisine ne pouvait satisfaire les convives avertis !
La vague touristique chinoise ne s'étant pas éteinte, il est devenu difficile de trouver une table au Great Wall.
Heureusement nous avons déniché une toute nouvelle adresse ouverte il y a quinze jours à peine:
le Ben Thaï, Sushi et Wok.

Ben Thaï Terrasse / Riad Souafine 2018


Une petite terrasse (chauffée !) couverte d'un toit de style pagode permet de le repérer sur l'avenue Jordani.

La décoration de la salle est de très bon goût. On n'y relève aucune fausse note, classe, sobre et chaleureuse.
Au premier regard dès l'entrée avec le comptoir à Sushi on reconnaît une inspiration japonaise moderne mais les tapisseries des sièges ou des  tabourets hauts (confortables) apportent un côté intérieur bourgeois avec une touche "écolo" due aux dizaines de plantes en pots, suspendues au plafond
L'éclairage bien étudié donne une impression d'intimité tout en permettant de bien "lire" les plats que l'on vous sert.

Restaurant Ben Thaï / Riad Souafine 2018
Restaurant Ben Thaï / Riad Souafine 2018

Restaurant Ben Thaï / Riad Souafine 2018

Restaurant Ben Thaï / Riad Souafine 2018
La cuisine partiellement ouverte, ultra moderne et propre, permet de voir officier le maître des lieux, Monsieur Tchién, un cuisinier marocain d'origine vietnamienne.

On retrouve dans l'inspiration culinaire la même harmonie que dans la décoration, le même souci du bon goût et de la convivialité.

La carte pour les habitués de ce genre de restaurant est assez classique, on y trouve bien sûr des sushis ou sashimis et autres makis ou californias rolls mais aussi des nems saigonnais ou plus rares à Fès des bouchées à la vapeur sublimes !

Au niveau des plats (copieux) nous avons retenus les "pad thaï", les nouilles au saté et les curry pour les moins sensibles du palais. Les curry sont accompagnés d'un bol de riz au parfum subtil et à la cuisson parfaitement maitrisée.

Ben Thaï, tartare de saumon / Riad Souafine 2018

Ben Thaï, nem saigonnais / Riad Souafine 2018
Ben Thaï, bouchées vapeur / Riad Souafine 2018
Ben Thaï, pad thaï / Riad Souafine 2018
La carte permet de terminer le repas sur une note sucrée avec un moelleux au chocolat et un excellent café.

Les tarifs sont très abordables, entrées 40/50dhs, plats de 70dhs à 100dhs.

Infos pratiques: Restaurant Ben Thaï, Sushi et Wok
5 avenue My Hicham RH. Jordani
(Près de la route d'Imouzer)
Tel: +212535 644 666