RIAD SOUAFINE

RIAD SOUAFINE

mardi 25 novembre 2014

Maroc: violentes intempéries dans le sud



liberation.fr

Les éléments se sont déchainés dans le sud du Maroc ces derniers jours provoquant de terribles inondations. Le bilan provisoire est de 32 morts et au moins 6 personnes disparues.
La région de Ouarzazate et celle de Guelmin ont été parmi les plus touchées.
Trois jours de pluies violentes ont noyées les régions du sud nécessitant la mise en œuvre d'importants moyens pour secourir les populations.. L'Espagne annonce qu'elle offre son assistance.

lavieeco.ma

vendredi 21 novembre 2014

Moyen Atlas d'Ifrane à Azrou


Lac Dayet / Souafine 2014

Nous proposons régulièrement à ceux de nos clients qui restent quelques jours à Fès de faire une escapade nature dans le Moyen Atlas.

Par une belle journée d'automne quitter l'agitation de la médina de Fès pour une ballade dans la toute proche nature c'est l'assurance de vivre une journée de contraste.

Les paysages différents se succèdent tout au long de la route entre Fès et Azrou. La plaine de Fès aux environs de Sefrou est le royaume des fruitiers, puis l'ascension continue en passant par Immouzer jusqu'à Ifrane que certains surnomment la "petite suisse" permet d'aborder les première pentes du massif.

La traversée d'Immouzer est une étape populaire, déjà les maisons datant du protectorat pour les plus anciennes ont remplacés les toits terrasses par des toits pentus plus adaptés aux chutes de neige.

Les nombreux lacs de la région peuvent être une étape pleine de charme pour profiter du paysage, faire une promenade le long des rives ou pourquoi pas une course sur de magnifiques chevaux.

Lac Dayet / Souafine 2014
Souafine 2014

La traversée d'Ifrane suscite bien des interrogations. Est-on bien au Maroc ? Les vertes pelouses tondues de frais, les trottoirs d'une propreté exceptionnelle, les maisons dont beaucoup sont de style européen ne font pas partie du paysage habituel que l'on connaît du Maroc.
Hassan II qui affectionnait cet endroit y avait fait édifier un palais de pierres grises qui domine toujours le village.
Cédraie Azrou / Souafine 2014

D'Ifrane l'on peut pour rejoindre Azrou en empruntant soit la route directe soit en faisant un petit détour par Michlifen, modeste station de ski et attraction des Fassis quand l'hiver est neigeux.
Ce détour permet de voir des paysages de toute beauté, de traverser la magnifique cédraie avant d'atteindre Azrou pour le déjeuner.
Dans la rue principale, face à la grande mosquée, de sympathiques gargotes proposent tajines et grillades pour quelques dizaines de dirhams. Notre préférence est celle qui porte le nom de "La Forêt". Serveurs souriants, couverts propres et tajine goûteuses bien que peu garnies en viande.

La petite médina d'Azrou mérite de s'y promener, aucun racolage touristique à craindre. Les maisons sont assez simples sans charme particulier mais donnent bien l'impression d'être dans un village de montagne.
Azrou / Souafine 2014
Azrou / Souafine 2014

Quitter Azrou par la route directe vers Ifrane permet de s’arrêter (passage obligé pour les touristes) au cèdre de Gouraud, un spécimen incroyable, mort depuis quelques années mais dont le squelette bien conservé justifie le détour. C'est aussi le royaume des singes magots, les derniers d'Afrique du Nord.
Ils sont nombreux à venir quémander fruits ou friandises.

Cèdre de Gouraud / Souafine 2014
Singe Magot / Souafine 2014

Sur le retour vers Fès, à la sortie d'Ifrane nous vous recommandons de faire un courte escale au Palace Michlifen car pour le coup le contraste est à son maximum. En effet passer des pauvres maisons d'Azrou à ce splendide palace dans son écrin de verdure ne laisse pas indifférent.

Hôtel Michlifen / Souafine 2014
Hôtel Michlifen / Souafine 2014
Hôtel Michlifen / Souafine 2014

jeudi 20 novembre 2014

Fès: jardin Jnan Sbil


Jnan Sbil / Souafine 2014

Le jardin public de Jnan Sbil (7ha) est le trait d'union entre Fès el Bali et Fès Jdid et c'est aussi le seul espace vert digne de ce nom de la ville. Quatre années de travaux ont été nécessaire pour lui redonner vie. Créé au XVIIIème siècle il conserve les traces de son passé. Quatre ans après sa ré-ouverture au public Jnan Sbil offre un visage parfaitement entretenu et la végétation naturellement mise en valeur bénéficie de soins constants.

Jnan Sbil / Souafine 2014

Lieu de promenade, de rencontres ou de rêveries Jnan Sbil attire aussi bien la jeunesse marocaine que les touristes à la recherche de fraîcheur l'été ou tout simplement de quiétude après avoir arpenté les ruelles de la médina.
Les longues allées de palmiers côtoient des bosquets de bambous. Un vaste plan d'eau est alimenté par une rivière gonflée des dernières pluies.

Jnan Sbil / Souafine 2014


Jnan Sbil / Souafine 2014

Jnan Sbil / Souafine 2014

Le jardin est subtilement cloisonné en zones de végétation essentiellement méditerranéenne dont un bel espace consacré aux cactus et autres succulentes. Partout des bancs, des places ombragées permettent de se poser un moment.
Jnan Sbil / Souafine 2014
Jnan Sbil / Souafine 2014
Jnan Sbil / Souafine 2014
Contrairement à la médina où l'eau est omniprésente mais invisible (sources et rivières souterraines) à Jnan Sbil l'eau circule à l'air libre, canaux et bassins de style andalou agrémentent les perspectives.

Jnan Sbil / Souafine 2014
Jnan Sbil / Souafine 2014

Les berges de Fès ....




Place R'cif / Souafine 2014

En douze siècles la Médina de Fès a connu une expansion permanente. Son classement au patrimoine mondial par l'UNESCO est intervenu au moment ou faute d'attention elle risquait de s'effondrer sur elle même pour cause d'habitat fragilisé par manque d'entretien, de surpopulation et de concentration de pauvreté.

Médina Fès / Souafine 2014

De nombreux projets de rénovation des espaces public ou des édifices historiques sont régulièrement lancés.

L'aménagement de la place principale R'cif est en cours de finalisation. Le chantier le plus difficile est celui de l'aménagement des berges de la rivière qui sépare la médina en deux parties entre la rive andalouse et la rive Kharaouine.
Cette rivière a été en grande partie couverte pour créer une voie d'accès au cœur de la médina, du boulevard extérieur à la place R'cif mais elle est désormais interdite à la circulation des voitures et au stationnement.

Médina Fès travaux / Souafine 2014

Réaliser des travaux dans la médina est toujours une opération longue et délicate compte tenu des matériaux traditionnels a employer et surtout du bâti existant qui s'est fortement dégradé au fil du temps.

Médina Fès travaux / Souafine 2014

Médina Fès travaux / Souafine 2014

Médina Fès travaux / Souafine 2014

La dernière rénovation importante menée à son terme est celle du mausolée de Moulay Idriss.
Celle-ci a redonné à ce magnifique lieu de dévotion tous ses lustres d'antan. La rénovation a été étendue aux ruelles et bâtiments mitoyens.

Moulay Idriss / Souafine 2014

Moulay Idriss / Souafine 2014
Moulay Idriss / Souafine 2014

mercredi 29 octobre 2014

L'Economiste: de bonnes sources sur Fès




Ce quotidien francophone est un des plus sérieux journal économique diffusé au Maroc et l'un des plus lu.
Dans l'édition de l’Économiste datée du 28 octobre, ces deux brèves  traitant de Fès offrent matière à réflexion:

• Arrivées massives de Subsahariens
Fès a bizarrement enregistré depuis quelques jours des arrivées massives d’immigrés subsahariens. De sources concordantes, «les autorités de la région de l’Oriental, et principalement Nador, procèdent au désengorgement des frontières en transférant les immigrés vers les villes du centre». Ainsi, plusieurs autocars déposent quotidiennement, tôt le matin, des dizaines de Subsahariens à l’entrée de la ville de Fès, et précisément à côté du complexe sportif sis route de Sefrou. Y.S.A.


 • Fès fait peau neuve
La ville de Fès se pare de ses plus beaux atours. Ceci, en raison d’un séjour royal éminent. A ce titre, le wali Mohamed Dardouri veille lui-même sur la mise à niveau de la ville et les projets susceptibles d’un lancement ou d’une inauguration royale. Outre le désherbage des bas-côtés, la réfection des voiries et la réparation des lampadaires défaillants, les autorités se mobilisent activement pour embellir les artères. Des campagnes de ramassage de vagabonds, enfants de rue et mendiants sont menées également un peu partout dans la ville. Y.S.A - 

europe1.fr


L'afflux de clandestins sub-sahariens concentrés dans la région de Nador (à l'Est du Maroc)  fait régulièrement la une de la presse lors de leurs tentatives de passages en force de la frontière de l'enclave espagnole de Melilla. C'est l'équivalent du Sangatte de Calais en France.
Pour ces clandestins le Maroc n'est bien sûr pas la destination finale. Leur but est de pénétrer dans l'Espace Schengen au travers de Melilla ou dans une moindre mesure de Ceuta l'autre enclave espagnole. 

Par souci humanitaire le gouvernement marocain a lancé une campagne de régularisation des sans-papiers en janvier dernier qui leur permettait d'obtenir une carte de séjour temporaire.
Cette mesure a-t-elle constitué un appel d'air ? Les conflits et tensions qui agitent les pays de l'Afrique de l'Ouest contribuent a accroître les flux migratoires. L'Europe qui fait pression sur le Maroc pour qu'il contrôle plus fortement ses frontières. Toutes ces raisons créent un engorgement qui rend plus visible aujourd'hui cette population déshéritée. 

A Fès c'est surtout en ville nouvelle que l'on rencontre les sans-papiers. Ils ont remplacés les réfugiés syriens qui mendiaient l'an dernier aux carrefours de la ville.
Comment réagissent les habitants de Fès ? Pour l'instant la cohabitation semble se vivre sans trop d'animosité. 
Depuis longtemps Fès accueille une importante communauté africaine, surtout étudiante et de confession catholique ou protestante pour beaucoup d'entre eux.

francetvinfo

Tout comme l'Europe le Maroc ne pourra pas faire face bien longtemps si la pression migratoire s'amplifie.

Avec l'amélioration sensible ces dix dernières années du niveau vie des marocains et la bonne perception de la crise économique qui touche l'Europe, l'émigration clandestine des marocains diminue fortement. La problématique de l'émigration ne se résoudra pas dans la seule solution d'un Maroc bouclier protecteur de l'Europe. C'est en amont que se trouve une grande partie de la solution. C'est par le développement économique et politique du continent africain que l'on assèchera en partie ce phénomène migratoire. 
C'est ce que tout le monde affirme depuis quarante ans !

La seconde brève de l’Économiste.... sans commentaire. 
   

dimanche 26 octobre 2014

Bonne et heureuse année 1436






Pour tous les musulmans du monde ce dimanche est le jour de l'an 1436.
Bonne et heureuse année à tous, unis pour un monde meilleur où paix rimerait avec tolérance, où comprendre et aimer l'autre serait la règle.

vendredi 24 octobre 2014

Maroc: heure d'hiver 2015




   


Dans la nuit de samedi à dimanche, le Maroc tout comme l'Europe, passera à l'heure d'hiver.

Façon de parler car l'hiver à Fès n'est pas prévu pour tout de suite puisque nous avons toujours des températures estivales de 30° et plus le jour et 18° la nuit.

mercredi 22 octobre 2014

Fès-Thaïlande: le restaurant Moï Anan est enfin ouvert

Moianan Maroc

Comme annoncé dans un précédent article, le restaurant-boutique Moï Anan a ouvert hier soir.
Une soirée découverte avait eu lieu sur invitation quelques jours auparavant, les échos étaient tous très positifs, mais nous avions préféré attendre l'ouverture officielle et donc en situation réelle pour vivre cette nouvelle aventure. Nous l'avons donc testé hier soir en premiers clients.... Nous y retournerons dès que possible !

Facile d'accés pour qui connaît un peu la médina, Moï Anan est à quelques minutes du parking de Aïn Azliten, la maison fait angle avec Talaa Kbira.
Talaa Kbira/MOI ANAN /Souafine 2014

C'est dans une maison de poupée, comme il en existe des centaines dans la médina, que Anan et Philippe ont créé ce concept de Boutique-restaurant
Au rez de chaussée se trouve l'accueil et l'espace boutique où l'on peut découvrir les dernières créations de mode d'Anan, le styliste. Et c'est donc dans les étages supérieurs et au niveau de la terrasse que Anan, le cuisinier, excelle.

Moï Anan / Souafine 2014

Moï Anan / Souafine 2014

Moï Anan / Souafine 2014


Moï Anan / Souafine 2014


Au premier étage l'on trouve la cuisine ouverte, immaculée, inox et carrelage blanc, une salle de restaurant avec 3 tables et 2 salles "japonaises" où l'on mange  par terre assis en tailleur.
Pour de multiples raisons nous avons de loin préféré la terrasse.... Peu de tables, une végétation en pots qui s'accorde parfaitement à la verrière de style serre qui couvre le patio.
Le parti pris de la décoration, qui ne laisse guère de place à la tradition marocaine, mais qui nous transporte dans un extrême-orient  contemporain est une réussite avec un maître mot: simplicité.
Moï Anan / Souafine 2014

Moï Anan / Souafine 2014

Ici en effet pas de tape à l’œil design néo-moderne, tout est fait pour que l'on se sente chez soi mais ailleurs. Le sourire de Anan est chaleureux et sincère, une invite aux plaisirs qui nous attendent.

Nous étions donc les premiers clients, mais assurément pas les plus faciles à contenter.car tous amateurs de cuisine asiatique: chinoise, japonaise, vietnamienne ou thaïlandaise et de plus frustrés d'une si longue attente.

Pas de menu, mais un jeu de carte photos des plats est donné à chacun des convives pour faire son choix. Un peu déroutant pour qui ne connaît pas les habitudes thaïlandaises pour composer un repas.
La distinction "entrée, plat, dessert" n'est pas formelle. Nous avions commandé 2 soupes Tom Yum Ruam Mit pour trois, lorsque la première a été servie nous avons aussitôt annulé la seconde car elle était déjà copieuse  même pour trois: des courgettes, du poulet et des calamars entre autre. Le riz blanc remplace le pain.
Nous avions ensuite commandé 4 plats différents. Là encore chaque portion est plus que copieuse.
Les saveurs, le piment savamment dosé, la citronnelle ainsi que les feuilles de "laurier" thaïlandais fraiches qui agrémentent certains des plats nous ont fait voyager très loin dans nos souvenirs.

Outre la soupe incontournable, il faut absolument déguster: Laap Kai (salade de poulet et foie), le curry de poulet et la salade de calamars dont la cuisson relève du miracle absolu.
Moï Anan / Souafine 2014

Moï Anan / Souafine 2014


Le tarif abordable des plats peut sembler légèrement au dessus de la moyenne de la médina (de 8€ à 11€) mais tant la qualité gustative que la quantité des portions servies justifient les prix pratiqués. Il faut noter aussi que la carte des boissons affiche des tarifs plus que raisonnables.

MoI Anan / Souafine 2014

Moï Anan n'est pas un restaurant thaïlandais dans la lignée des chaînes spécialisées "asiatiques" c'est un lieu authentique sur tous les plans. La vraie cuisine thaï maison et authentique élaborée par Moï Anan est une révélation.

N'en déplaise aux conservateurs, la médina de Fès s'est enrichie aujourd'hui d'un lieu gastronomique différent et d'excellent niveau. Pour l'étranger de passage à Fès ce ne sera pas forcément tentant d'aller "faire" un Thaï mais si d'aventure il passe la porte de ce restaurant il gardera en mémoire que c'est à Fès qu'il aura goûté au meilleur de cette cuisine.

Moï Anan / Souafine 2014

vendredi 17 octobre 2014

Festival Culture Soufie Fès 2015

 

M. Faouzi Skali fondateur du Festival de la Culture Soufie de Fès vient d'annoncer que la 9ème édition du festival se déroulera du 18 au 25 avril 2015.

Le thème choisi pour 2015 est "Rumî: la religion de l'amour". Cet immense poète perse est indissociable de la confrérie des mevlevis (derviches tourneurs). Par ces temps troublés où la vision de l'Islam devient source de rejets  et de discorde, il est salutaire que le Festival de la Culture Soufie apporte une autre dimension dans le champ spirituel.
Pour Rumî, maître soufi, il n'y a de religion que dans l'amour.

Il n'est pas certain que si Rumî vivait parmi nous aujourd'hui il puisse écrire et surtout publier ses poèmes tant ils seraient considérés comme subversifs par certains extrémistes.