RIAD SOUAFINE

RIAD SOUAFINE
Terrasse

Souafine patio

Souafine patio
Fontaine

mardi 7 avril 2020

Maroc: Bilan Covid au 7 avril


Coll. Privée / Riad Souafine 2020
Le Maroc vient de décider le port obligatoire d'un masque pour toute sortie des personnes autorisées à compté de ce mardi.
En cas de non respect de fortes amendes sont prévues.

Le prix du masque est encadré et il est fixé à 80cts de dirham.

Cette décision importante en matière de santé publique et de lutte contre la propagation du coronavirus a connu un gros problème de logistique. 

Après avoir annoncé que les masques seraient disponibles dans les supermarchés de la grande distribution et chez tous les épiciers de quartiers il s'est avéré que soit des établissements n'ont pas été approvisionnés soit pour ceux livrés ils ont été dévalisés par des clients (particuliers ou professionnels) qui ont acheté les masques en quantité astronomique.

Résultat à Fès en fin de matinée il n'était plus possible d'acheter le moindre masque !

Pour le respect d'une bonne distribution il est urgent de mettre en place un contrôle et un rationnement des ventes.

La production des masques est assurée par des entreprises marocaines qui sont mobilisées pour leur fabrication dans le respect des normes.

Le bilan de l'épidémie au 6 avril au soir est de:

 1120 malades (+9,70%) et de 80 décès (+14,29%)

La progression des nouveaux cas reste contenu avec un doublement tous les 7 jours.

Le pic de l'épidémie n'est pas encore atteint au Maroc mais les mesures draconiennes mises en place permettent d'en freiner la rapidité et donne un temps précieux au pays pour se préparer comme il le fait en ce moment à Casablanca où l'immense Salle d'Exposition est en cours de transformation en hôpital d'urgence Covid avec 700 lits de même que pour la salle Omnisport Mohammed V toujours à Casablanca qui va devenir un lieu d'accueil pour les malades.

Street Art "Hard Time" / Riad Souafine 2020


jeudi 2 avril 2020

Maroc: Covid-19 bilan au 1er avril


Riad Souafine 2020
Au 1er avril à 21 heures le bilan Covid-19 au Maroc est de 654 cas confirmés et de 39 décès.

Un mois après le premier cas importé au Maroc le 2 mars (un marocain revenant d'Italie) ces chiffres sont plutôt rassurants alors qu'on aurait pu craindre le pire en terme de propagation de l'épidémie compte tenu des moyens sanitaires limités et du mode de vie de la population.

Les mesures de prévention sont prises très tôt par l'Etat qui au vu de ce qu'il se passait en Europe a su anticiper la crise sur son sol.
Dès le 13 mars le Maroc ferme toutes ses frontières et interdit toute entrée sur son territoire, le 20 mars l'état d'urgence sanitaire (fermeture des mosquées, des lieux publics et des écoles)  est instauré suivi de près par un couvre-feu.

Malgré ces mesures le virus a réussi à se répandre touchant tout le pays à l'exception des régions du Sud, de Dakhla et de Guelmim qui n'ont à ce jour aucun cas confirmé.

Aux premiers jours de l'arrivée du virus au Maroc tous les cas étaient importés, ce n'est que le 14 mars qu'un premier cas de contamination locale a été confirmé il était le neuvième malade.

A ce stade le virus s'est diffusé rapidement parmi la population et le 24 mars on dénombrait 174 cas et 5 décès avec un doublement des cas tous les trois jours.

La courbe de l'évolution des nouveaux cas en pourcentage présente un fléchissement certain depuis le 25 mars où l'on notait une progression de 32,5% de nouveaux cas qui diminue ensuite par paliers pour  représenter au 1er avril seulement 6% de nouveaux cas.

Le pourcentage élevé de décès par rapport au nombre de cas déclarés au Maroc qui est de 5,9% n'est que le reflet du petit nombre de tests réalisés car si l'on regarde les chiffres fournis par les pays testant massivement sa population (Corée du Sud, Singapour, Taïwan ou Allemagne) la mortalité due au Covid-19 est inférieure à 1%.

Restons prudents car les données peuvent subitement varier et repartir à la hausse mais on peut d'ores et déjà constater que le Maroc ne s'est pas laissé submergé pour l'instant par le corona virus ce qui a permis au système sanitaire de faire face sans se faire déborder par l'arrivée massive de patients en réanimation comme on l'a constaté dans de nombreux pays.









dimanche 29 mars 2020

Maroc: Médecins libéraux en "Off" ?


Un Symbole Médical Concept De Caducée Globe D'un Médecin Ou ...
fr.123rf.com

La presse numérique se fait l'écho d'un constat surprenant: depuis le début de l'épidémie de Covid-19 et sa diffusion au Maroc de nombreux médecins libéraux ont fermé leurs cabinets et sont injoignables. 
Ce serait majoritairement des médecins généralistes qui par peur de la contamination tourneraient le dos au serment d'Hippocrate.

Yabiladi.com a tenté de joindre 60 médecins généralistes et spécialistes dans les six plus grandes ville du pays. Seuls 19 médecins ont répondu présent. (voir article)

A Fès aucun des 5 généralistes contactés n'a pu être joint, seul un cardiologue a confirmé recevoir encore des patients tout en limitant leur nombre et surtout pour des urgences.

Le Président du Conseil de l'Ordre des médecins prévient que ceux qui fermeront leur cabinet seront lourdement sanctionnés. (voir article)

Si cette information était confirmée ce serait l'honneur de tout le corps médical marocain qui serait durablement entaché.

Ce phénomène de fuite et de peur panique des libéraux marocains face à cette maladie n'a été rapporté dans aucun autre des pays touchés par l'épidémie. 
Au contraire les pays les plus atteints font appel à tous les soignants disponibles et même les médecins retraités remettent la blouse blanche pour venir en renfort des équipes épuisées.

Exercer la médecine c'est avant tout s'engager à aider, soulager, traiter et protéger les malades.

(Code déontologique du Conseil National de l'Ordre des Médecins marocains)

(Serment d'Hippocrate et Déclaration de Genève)

Exercer la médecine ce n'est pas seulement encaisser des honoraires exorbitants compte tenu du niveau de vie de la majorité des marocains.

Certes partout dans le monde des soignants, médecins, infirmières et aides soignants sont contaminés par le corona virus et certains en meurent mais tous montent au front pour combattre l'épidémie. C'est l'engagement de leur vie.

En Italie, en Espagne et en France les peuples montrent leur soutien et leur reconnaissance à toutes les blouses blanches qui malgré les risques donnent le maximum d'eux même pour sauver des vies et les médecins libéraux assurent dans des conditions difficiles l'accueil et la prise en charge de tous les malades car les autres maladies ne se sont pas mises en pause pour laisser la place libre au Covid.

En écrivant ces lignes je me dis, j'espère, que l'information qui me fait réagir est peut-être une "fake news" et si c'était le cas je serai le premier à rétablir la vérité !

Les réactions de quelques médecins ayant fermé leurs cabinets font état de difficultés pour avoir accès aux moyens de protections (masques) et à l'hostilité des voisins.
Dans beaucoup de pays le manque de masques pour les soignants en ville est aussi une réalité comme la paranoïa des voisins et pourtant avec la "peur au ventre" ils vont travailler !

Bilan Covid Maroc au 29 mars 2020 (8h00):
437 cas confirmés
26 décès







jeudi 26 mars 2020

Fès: solidarité


Médina Fès / Riad Souafine 2020
Au 25 mars 2020 le Maroc compte 225 cas de Covid-19, 50 nouveaux cas en 24 heures, et 6 décès.
La région Fès/Meknès est la deuxième la plus touchée après celle de Casa, avec 50 cas confirmés.

La courbe est désormais sur une croissance exponentielle comparable à celles des autres pays atteints.

Le Maroc depuis la confirmation de la pandémie a pris des décisions radicales anticipées dont on peu penser qu'elles limitent l'expansion de la maladie et qu'elles donnent du temps pour faire face aux innombrables conséquences sanitaires et sociales qui s'annoncent.

Initié par Sa Majesté, qui a exigé la création sans délai d'un fonds de solidarité d'au moins 10 milliards de Dirhams (milliard d'Euros), le mouvement de solidarité qui à ses débuts ne concernait que les grandes entreprises a été rejoint par tous les marocains qui peuvent y contribuer.

A Fès tous les hôtels encore ouverts ont mis leurs chambres gratuitement à la disposition des ministères de la Santé et  de l'Intérieur afin de loger les personnels mobilisés dans la lutte contre l'épidémie et le maintien de l'ordre public.
Des gymnases, des campings ou centre de vacances tels que le Diamant Vert sont disponibles pour l'accueil des sans domicile.

Pour les plus pauvres la solidarité est en marche afin de leur fournir des paniers alimentaires de première nécessité. 
Les dons affluent de toutes origines, associations professionnelles et particuliers ou salariés d'entreprises, tous selon leurs moyens contribuent a cet effort solidaire.

En étroite collaboration avec une grande chaîne de distribution, les paniers alimentaires d'une valeur de 250dhs sont préparés avec de la farine, de l'huile, des légumes secs, boites de tomate et autres denrées non périssables, de quoi tenir une semaine pour une famille.
Les mokadems (agents d'autorités) sont chargés d'identifier, quartier par quartier, les personnes les plus démunies et d'assurer la distribution de cette aide individualisée.

Comme toujours dans les crises certains essaient de tirer bénéfice de la situation, que ce soient des individus qui sous couvert de "générosité" en profitent pour se faire une publicité sordide ou des partis politiques qui trouvent là une source nouvelle pour élargir leur électorat.

Conscient des dérives le ministère de l'Intérieur a pris les choses en main pour encadrer et coordonner ces actions de solidarité.

Au niveau national et outre la décision d'indemniser les salariés contraints de cesser leur activité un plan d'aide financière pour les employés non déclarés est en cours d'étude mais sa mise en application s'avère complexe.

Par ailleurs en ce qui concerne la prise en charge médicale, le ministère de la Santé a édicté un protocole de prise en charge des malades du Covid-19 qui prévoit un traitement immédiat à l'hydroxychloroquine (Plaquenil / Sanofi).

Sans attendre les conclusions d'études scientifiques dont les résultats ne seront certifiés que dans plusieurs semaines, le Maroc a choisi la position du philosophe Blaise Pascal et fait le pari peut-être gagnant de traiter sans délai.

"Le pari de Pascal est un argument philosophique mis au point par Blaise Pascal, philosophe, mathématicien et physicien français du XVIIᵉ siècle. L'argument tente de prouver qu'une personne rationnelle a tout intérêt à croire en Dieu, que Dieu existe ou non. Wikipédia"
















lundi 23 mars 2020

Fès: Couvre feu


Couvre feu à Fès / Riad Souafine 2020
Depuis dimanche 22 mars à 18 heures un couvre feu est instauré sur tout le royaume.

A Fès les postes de contrôles sont mis en place, l'armée est positionnée avec des véhicules blindés sur tous les endroits stratégiques de la ville à la fois pour faire respecter le couvre feu et éviter les débordements et mouvements de foule comme ceux qui se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche.

Dans la médina les ruelles sont désormais désertées tandis que les terrasses des maisons se retrouvent bondées.

Par décret du 22 mars l'état d'urgence sanitaire est prévu pour durer jusqu'au 20 avril.

Bilan au 23 mars à 11h00: 122 malades / 4 décès


Couvre feu Fès / Riad Souafine2020

dimanche 22 mars 2020

Fès: Hystérie nocturne


Que s'est-il passé cette nuit à Fès, en ville nouvelle comme dans la médina ? 




Des centaines d'habitants pris d'une soudaine crise d'hystérie mystique se sont précipités vers une heure du matin dans les rues de la ville au mépris du risque de contagion collective et des préceptes du Coran qui condamne tout comportement pouvant mettre la santé du croyant en danger  ou sur les terrasses de la médina pour une prière collective désordonnée  !
Le même phénomène a été constaté dans la ville de Tanger.

Ce mouvement de foule dont on ne sait par qui et comment il a été initié montre que la peur panique submerge une partie de la population, la plus vulnérable et la moins cultivée.

Les mosquées étant fermées, les imams ne peuvent plus faire passer les messages et guider les croyants en cette période de crise, ce qui laisse le champs libre aux prédicateurs auto-désignés et aux faux guides spirituels.

Après ce qu'il s'est passé cette nuit on imagine que les autorités seront obligées de durcir radicalement la gestion de cette crise.

Un autre sujet d'inquiétude émerge. 

A la suite des mesures de fermetures des commerces et cafés, restaurants etc..., ce sont des milliers de travailleurs non déclarés qui se retrouvent sans ressources.

Déjà les réseaux sociaux  tentent de mobiliser les gens pour venir en aide aux familles démunies en organisant des paniers alimentaires de base, en ouvrant des comptes financés par les plus riches chez les épiciers de quartier qui connaissent bien les besoins des habitants. 

Intentions généreuses mais insuffisantes quand on connaît le poids de l'activité informelle au Maroc.

L'Etat doit en urgence mettre en place, comme il le fait pour les entreprises impactées par la crise actuelle, un système d'aide aux populations les plus fragiles sous forme de banque alimentaire par exemple.

Au vu de ce qu'il s'est passé la nuit dernière on peut sérieusement craindre des troubles sociaux qui viendraient ajouter une crise sociale à une crise sanitaire. 

La majorité des propriétaires de Riads et Maisons d'hôtes de Fès tentent, dans la mesure ou leur trésorerie le leur permet encore, de payer leur personnel en attendant les aides annoncées car ils sont conscients que chacun de leurs employés fait vivre une famille et qu'aucun ne dispose de la moindre épargne.



Maroc: COVID-19 Nouvelle interdiction



Dernière minute: Dimanche 0h01

le ministère de l'intérieur a interdit depuis ce dimanche tous déplacements inter-ville que ce soit en transport public ou en voiture.

Seuls les déplacements liés à une obligation professionnelle ou à une urgence médicale seront encore autorisés.

samedi 21 mars 2020

Riad Souafine info


Vue Medina de la terrasse / Riad Souafine 2020
Depuis le début de l'épidémie du COVID-19 Le Maroc ayant interdit toute entrée sur le territoire, Riad Souafine a été contraint de fermer jusqu'à la fin de cette crise.

Fidèles lecteurs de ce blog, amis et invités de Souafine soyez rassurés, à ce jour toute l'équipe se porte bien. 

Par mesure de précaution et pour permettre au personnel de respecter les exigences liées au confinement et éviter tous risque de contamination l'équipe est dispensée de venir travailler et sera indemnisée.

Seul Hassan, fidèle parmi les fidèles, assure désormais la maintenance et la surveillance de Souafine.
Safae et ses enfants Nawal et Samir se portent bien.

Toutes les réservations sont annulées jusqu'à nouvel ordre, reportées le plus souvent sur les mois de septembre et octobre ce qui est une lueur d'espoir pour la reprise d'une vie normale et essentiel à la poursuite de l'aventure Souafine.


Maroc: COVID-19 confinement J1


Riad Souafine 2020
Le confinement de la population est en vigueur depuis hier soir 18 heures. Celui-ci se veut le plus strict possible et les autorisations de sorties doivent être visées par un agent d'autorité et sont limitées:
- déplacements domicile / travail uniquement pour les employés indispensables 
- achats de denrées alimentaires dans les commerces autorisés
- consultation médicale
- urgence

Afin de faire respecter le confinement des unités des Forces Armées Royales ont pris position dans les grandes villes du Royaume. Police et gendarmerie sont mobilisées sur tout le territoire.

Toute personne sortant sans l'autorisation délivrée par les agents d'autorité sera verbalisée voire arrêtée.

Dernière interdiction prise par le gouvernement: les transports en car seront interdits à partir du mardi 24 mars.

Bilan officiel au samedi 21 mars à 0h30: 86 malades et 3 décès.

Le rapatriement au compte goutte des étrangers bloqués au Maroc se poursuit jusqu'à dimanche.







vendredi 20 mars 2020

Maroc: COVID-19 Etat d'urgence sanitaire



A partir de ce soir 18 heures le Maroc sera en situation d'état d'urgence sanitaire.

Cette décision a été prise sans attendre le passage au stade 3 de l'épidémie de COVID-19.

Les raisons de cette soudaine mesure sont multiples. Les deux principales sont certainement le constat fait ces dernières heures sur le non respect des mesures barrières par une population qui passée l'angoisse des premiers jours a malheureusement vite renoué avec une socialisation rapprochée, les cafés étant fermés  c'est sur les places publiques que les hommes se regroupent pour échanger et passer le temps, l'importante fréquentation des souks alimentaires où les gens s’agglutinent sans respecter la distance de sécurité  ont fait comprendre aux autorités qu'il fallait passer à l'étape supérieure.

L'autre raison tout aussi évidente est la propagation désormais locale des contaminations avec des chiffres qui augmentent chaque jour (63 cas hier soir à 19 heures).
Ce chiffre peut sembler faible et prêter à sourire aux européens mais sur le continent africain il annonce une catastrophe majeure. C'est pourquoi le Maroc depuis deux semaines prend des décisions et des mesures radicales.

Il s'agit d'une course contre la montre qui si elle est bien menée et comprise pourra limiter les dégâts.

L'état d'urgence sanitaire (confinement) signifie que seuls les déplacements obligatoires seront tolérés:
- se rendre au travail si l'on occupe un poste ou une fonction indispensable 
- faire ses courses alimentaires
- se rendre chez un médecin ou un centre de santé pour des soins

Une attestation de déplacement devra être présentée aux postes de contrôles.




jeudi 19 mars 2020

Maroc: COVID-19 le stade 2 atteint



Ce 19 mars 2020, le Maroc est entré dans le stade 2 de l'épidémie.
On décompte 54 cas avérés dont 4 cas de contamination locale et non importée.
Contrairement aux pays européens la population marocaine s'est déjà mise en situation de confinement.
Une information est diffusée sur le terrain par tous les moyens, assurée par les agents d'autorités ou les volontaires d'ONG, n'ayant d'autre message à transmettre que l'urgence de rester chez soi.

Après les mesures de fermeture des hammams, cafés et restaurants ce sont tous les lieux accueillant du public, administration, services communaux, CNSS, impôts mais aussi sociétés et commerces qui sont aujourd'hui fermés, les usines embrayent le pas telle celle de Peugeot à Kenitra qui vient de fermer jusqu'à fin mars ou les hôtels qui ferment les uns après les autres.
Quelques uns restent ouverts car des touristes étrangers y sont bloqués faute de rapatriement, à Fès quelques Riads assurent l'hébergement de clients sans solution de retour comme à Dar El Bali où trois françaises sont recluses et hébergées pour une durée illimitée.
D'ailleurs ce mouvement de solidarité n'est pas isolé et nombre de propriétaires se sont proposés pour qu'aucun touriste ne soit abandonné au Maroc.
En cela la réputation de la qualité de l'accueil des marocains s'en trouve renforcée. 

L'urgence est absolue car au vu de ce que l'on constate dans les pays les plus atteints actuellement, nous ne pouvons que craindre le pire pour le Maroc qui ne dispose pas des moyens financiers suffisants pour faire face à cette guerre contre l'ennemi invisible qu'est le Covid-19 si l'épidémie n'est pas enrayée.



A Fès comme dans la plupart des autres villes du pays, les gens se calfeutrent, les rues se vident et seuls les échoppes alimentaires ou les souks  restent ouverts mais les distances de sécurité n'y sont pas toujours comprises et respectées.

Les chefs d'entreprises, les propriétaires de Riads et Maisons d'Hôtes doivent contribuer à cette prise de conscience, former son personnel aux mesures de précautions et d'hygiène que ce soit au sein de l'établissement ou à domicile.

Une dernière mesure vient d'être prise par l'état marocain qui a décidé de réquisitionner toutes les boites de Nivaquine (Chloroquine) disponibles sur le territoire. 
En effet le Pr Didier Raoult (Marseille) vient d'annoncer les résultats très positifs de l'étude qu'il a menée pour vérifier les données chinoises sur l'efficacité de la chloroquine contre le Covid-19.

Des mesures économiques sont aussi en préparation pour limiter les dégâts que l'épidémie va faire.
Reports des charges fiscales ou  possibilité de chômage technique (qui n'existe pas au Maroc).
Ces mesures seront-elles suffisantes pour éviter les faillites en chaîne ? Ce n'est pas certain.











lundi 16 mars 2020

Maroc: 16 mars 2020 situation Covid-19


Au 16 mars la situation est la suivante:

A ce jour on dénombre officiellement 29 cas de personnes contaminées et prises en charge, 1 décès ainsi que près de 700 cas suspects.

Le Maroc a fermé progressivement son territoire depuis le vendredi 13 mars.

Tous les ports marocains sont fermés aux bateaux et navires transportant des passagers

Les frontières terrestres avec l'Espagne sont fermées, seuls les Espagnol(e)s voulant quitter le Maroc peuvent passer.

La compagnie aérienne Royal Air Maroc vient de clouer ses avions au sol et n'assure plus aucun vol international.

Toutes les liaisons aériennes internationales  sont interrompues jusqu'à nouvel ordre.

Les avions affrétés pour le rapatriement des étrangers  bloqués au Maroc doivent voler sans passagers dans le sens "reste du monde" vers le Maroc.
12 000 français encore en attente de rapatriement le 15 mars

Plusieurs milliers de marocains ou résidents actuellement bloqués à l'étranger n'ont aucune possibilité de rentrer au pays. Aucune mesure de rapatriement n'est à ce jour prévue pour eux.

Au niveau vie quotidienne au Maroc:

Etablissements scolaires et universitaires fermés.

Les prières en mosquée sont interdites

Les hammams, cafés et restaurants, cinémas, salles de théâtre, salles de sport seront fermés à partir de ce soir 18 heures

Les regroupements de plus de 50 personnes sont interdits

Tous les festivals sont annulés y compris ceux prévus au mois de juin comme Mawazine (Rabat) ou Musiques Sacrées (Fès)

Les magasins et grandes surfaces ont été dévalisés (sucre, farine, huile etc...).

Toutes les mesures d'interdiction sont justifiées car même si le Maroc dispose d'une certaine qualité pour ce qui est des professionnels de santé ses moyens sanitaires sont limités. 
On ne dénombre par exemple que 250 lits de réanimation pour tout le royaume. En cas de contamination massive les hôpitaux seront totalement débordés.

La population est dans sa majorité peu ou mal informée, les réseaux sociaux sont inondés de fake news ce qui n'aide pas les gens à adopter les bonnes attitudes.