RIAD SOUAFINE

RIAD SOUAFINE
Terrasse

Souafine patio

Souafine patio
Fontaine

mardi 17 juillet 2012

Maroc: heure GMT pour Ramadan

Pour la durée de Ramadan, le Maroc repasse en heure GMT à compter du vendredi 20 juillet.
Il y aura donc pendant un mois 2 heures de moins par rapport à l'Europe.

Le 14 juillet au Consulat de France à Fès



Comme le veut la tradition, les Français de Fès et leurs amis Marocains sont conviés à célébrer la fête nationale chaque 14 juillet dans la résidence du consul.
Pour la troisième année M. Jean Pierre Montagne, le Consul de France, accueille ses invités par une chaleureuse poignée de main et une courte allocution suivie des hymnes nationaux Français et Marocain.
Lors de son discours la longue et sincère amitié qui unit les deux pays a été réaffirmée. L'année écoulée ayant été chargée en élections des deux côtés de la méditerranée, M. Montagne est revenu sur les changements que cela entraîne et notamment pour l'intérêt renouvelé de la France pour le Maroc avec les visites successives de 3 ministres français dès ce mois de juillet.
M. Montagne s'est félicité qu'après des mois d'incertitudes, la  décision du maintien du Consulat Français de Fès soit désormais assurée. Il a rappelé l'importance que revêt ce Consulat que ce soit au niveau des compatriotes français ou des services visas. La charge de travail des agents consulaires s'est accrue de plus de 40% à effectifs constants.
Ce fut aussi l'occasion de saluer la qualité du travail fourni par Mme Nathalie Berthy, vice-consul, qui après 2 ans passés à Fès se voit promue et quitte donc son poste cet été.
Nombreux sont ceux qui en effet vont regretter la gentillesse, l'efficacité et l'humanité de Mme Berthy.

Les vastes jardins de la résidence consulaire étaient dédiés aux buffets disséminés sous les arbres. Champagne et vins français étaient bien présents mais la chaleur de Fès en cette soirée a poussé les convives à se désaltérer surtout de jus de fruits. Les petits fours dans un bel esprit de frontières abolies s'offraient sous forme de saumon fumé, sushis et nems maisons ou encore de batbout (succulents sandwichs marocains)...














vendredi 13 juillet 2012

SLOW TRAVEL et SOUAFINE





 Lac aux environs d'Ifrane



Le mouvement SLOW qui est né à la fin des années  80 en Italie, en réaction au mode de vie de plus en plus frénétique des occidentaux a concerné en premier la gastronomie : Slow Food. Les restaurants s’inscrivant dans le courant slow food assurent une cuisine de marché privilégiant les produits du terroir et de saison.

Le mouvement Slow aurait pu n’être qu’un effet de mode, il s’est en réalité étendu partout dans le monde, ce phénomène à gagné aussi peu à peu l’univers du voyage avec le Slow Travel ou voyager lentement  qui devient un critère recherché et apprécié par les voyageurs qui veulent vivre et non pas consommer leur voyage, qui souhaitent  prendre le temps de découvrir la destination choisie dans toutes ses dimensions et privilégier la qualité des instants vécus.

L’esprit dans lequel nous avons créé le Riad Souafine est résolument Slow Travel et depuis six ans maintenant la clientèle apprécie ce qu’elle n’imaginait pas forcément trouver en arrivant.

Un signe qui le confirme, la durée moyenne de séjour au Riad Souafine augmente régulièrement. La ville de Fès accueille les touristes pour 2 nuits en moyenne alors qu’à Souafine la durée moyenne de séjour est de 4 à 6 nuits selon les saisons.

Le Slow Travel  n’est pas un outil de marketing car il exige le respect de quelques principes et règles de bases aisément constatables par les voyageurs.

Tourisme responsable et solidaire, empreinte écologique réduite au maximum, contacts et découvertes de l’environnement local, respect des us et coutumes  en sont les principaux principes mais le plus important de tous est de pouvoir « prendre le temps » de vivre son séjour. 

La médina de Fès ne se « voit » pas, elle se vit et se ressent.

Le voyageur souvent stressé, qui arrive au Riad Souafine est immédiatement saisi par la sérénité de l’accueil qu’il trouve une fois passée la porte. Un thé à la menthe lui permet de se poser. La présentation de la médina, les conseils utiles que nous lui prodiguons à cet instant ainsi que les informations importantes sur le pays, les gens et la région que nous lui apportons tout au long de son séjour, sont autant de couleurs que nous lui offrons pour qu’il puisse ensuite et à son rythme,  constituer sa palette et selon ses propres désirs, réaliser le tableau de son séjour. 

Dès le matin, le slow travel prend tout son sens à Souafine car il est possible de prendre son petit déjeuner dès 8h30 et jusqu’à son réveil quelle que soit l’heure du lever…
Le rythme de chacun est ainsi respecté. Seule contrainte les dîners ne sont pas servis au-delà de 21h30 afin justement de préserver la quiétude de l’ensemble de nos hôtes.

De même le plaisir gastronomique que nous apportons à nos résidents est résolument dans l’esprit slow food.
Le contraire serait d’ailleurs incohérent avec notre démarche d’accueil  globale. Notre chef Hassan élabore chaque jour pour nos convives des repas qui sont le reflet de la meilleure cuisine Fassie, préparés uniquement avec des produits frais de la région et de la saison. Riad Souafine possède une petite ferme traditionnelle dans le proche Moyen Atlas où notre jardinier cultive pour le Riad des primeurs bios et récolte nos figues, grenades et amandes. L’huile d’olive, que nous utilisons, extra vierge, première pression à froid si délicatement parfumée,  provient exclusivement de la propriété familiale d’Hassan située dans les proches environs de Fès.
 Le dîner en lui-même  est une succession de plats marocains qui se dégustent sans précipitation. Ils sont comme un voyage dans le monde des parfums et des goûts qui se joue telle une partition musicale en cinq mouvements.


 Vue partielle de la Médina de Fès depuis la terrasse de Souafine

jeudi 12 juillet 2012

Le chantage des lowcost au Maroc


Après le chantage exercé la semaine dernière par Ryanair qui a annoncé la réduction de nombreux vols vers le Maroc voire même la suppression de toute desserte (Oujda, Nador) c'est au tour de la compagnie EasyJet d'annoncer l'arrêt de ses liaisons depuis l'Espagne (Madrid).

La cause avancée par ces compagnies serait l'augmentation à venir des charges aéroportuaires au Maroc.
En effet l'ONDA,office national des aéroports, après un appel d'offre international vient de contracter avec des sociétés de renom pour la réalisation des prestations dans toutes les aérogares du pays. Ce choix conforme aux normes internationales devrait se traduire par des prestations de haut niveau pour l'ensemble des passagers.
Le bras de fer est donc engagé mais cela n'augure pas d'une amélioration de la reprise de l'activité touristique au Maroc qui a besoin au contraire de multiplier les liaisons aériennes. 
Ce qui est certain c'est qu'au fil des années et comme nous l'écrivions déjà dans ce blog, les tarifs des lowcost n'ont cessé d'augmenter jusqu'à rejoindre ou dépasser même les prix de compagnies régulières, tandis que les prestations offertes par les cowcost ne cessent elles de se réduire.
Quand Ryanair dispose au sol d'aérogares "dédiées" comme dans certaine villes,Beauvais ou Marseille par exemple, le client/passager se transforme en manutentionnaire puisqu'il doit porter lui même son bagage jusqu'au tapis roulant et l'y déposer sous le regard du contrôleur Ryanair. Et pourtant l'addition des coûts annexes lors de la réservation du billet se solde par des prix qu'on ne peut plus qualifier de lowcost.
Malgré tout ces compagnies ont su prendre des parts de marché importantes sur le transport aérien et sont devenues difficiles à contourner ce qui rend leur menaces d'autant plus fortes pour les pays devenus trop dépendants et n'ayant pas su développer une offre alternative. C'est malheureusement le cas du Maroc dont la seule compagnie nationale, la RAM, en difficulté n'a pas les moyens aujourd'hui de réagir ni de développer les liaisons inter régionales qui seraient pourtant indispensables.
Quelle sera l'issue de ce combat ? Nul ne le sait mais le monde du tourisme espère que des négociations sont en cours et qu'une solution sera trouvée car dans le cas contraire les répercussions économiques seraient désastreuses pour le pays dont le tourisme est l'une des premières ressources en devises.







mardi 10 juillet 2012

LE 44 de Fès est une réussite

Comme promis et  quelques jours après l'ouverture nous avons choisi de dîner au restaurant "Le 44".
A deux pas du Talaa Kbira et près de Aïn Azliten, cette petite maison dont nous avons pu suivre les travaux de rénovation est pleine de charme. La décoration est un mix réussi entre le traditionnel marocain et le contemporain.






Zahra est aux fourneaux, s'affaire dans la cuisine ouverte sur le patio qui ne cache rien de la réalisation des plats maison.


Le 44 dispose de 3 salons et d'une double terrasse pour accueillir ses clients, nous avons opté pour la terrasse car l'air frais de la nuit est préférable à la climatisation.


La carte et les prix d'ouverture sont particulièrement attrayants et devraient attirer quel que soit son budget.
Pour l'instant les plats proposés sont résolument méditerranéens, pas de cuisine marocaine.
Nous avons commencé notre dîner par une salade d'une grande fraicheur et une tarte aux légumes de saison.
Le choix des plats, différentes recettes de pâtes, s'est porté sur des pâtes au pesto et à la bolognaise, copieusement servies et parfaitement al dente. Quant aux desserts, nous n'avons pas hésité gâteau au chocolat et crêpes suzettes "halal".
Tous les plats font honneur à la cuisinière, certes le service est un peu lent mais c'est souvent la règle quand les plats sont réalisés au moment et le serveur est d'une telle gentillesse que l'on peut aisément patienter en admirant le ciel étoilé.
Le café Nespresso corsé à l'italienne qui vient clôturer le repas est excellent et mérite d'être souligné car peu de restaurants dans la médina servent un bon café.
Bonne idée aussi que de proposer un vrai brunch, varié avec des produits frais et pour un prix vraiment accessible.















En conclusion nous avons passé une très agréable soirée, bien mangé pour un prix plus qu'abordable puisque le repas complet avec eau et café ne dépasse pas les 11/12€. Le 44 rejoint donc nos très rares bonnes adresses de la médina.

samedi 7 juillet 2012

Criminalité au Maroc: Fès, ville tranquille






Les statistiques de la criminalité au Maroc viennent d'être publiées et bon nombre d'idées reçues sont balayées. Ainsi Fès qui aux yeux des marocains est une ville qui attise les phantasmes d'insécurité, se situe en 2ème position pour les villes du Maroc les plus sûres. Le taux de criminalité est à Fès de 1.04% par rapport au nombre d'habitant alors qu'il est de 2.88% à Marrakech, de 4.10% à Oujda ou pire encore à Settat qui se classe en dernière position avec 14.52% !
Ces statistiques sont antérieures à la mise en place de la vidéo-surveillance de la ville cette année dont l'efficacité est d'ores et déjà reconnue. Fès estt la première ville du Maroc a avoir implanté des caméras suivie plus modestement par Marrakech qui équipe seulement la place Jamaâ El Fna.

Voilà donc des chiffres qui ne peuvent que rassurer ceux qui choisissent Fès comme destination de séjour.

mardi 3 juillet 2012

Fès: Le 44 ouvre ce vendredi

"Le 44" ouvre ses portes le 7 juillet.
Ce nouveau café restaurant est très attendu dans la médina puisqu'il vient étoffer l'offre réduite de lieux de restauration pour tous budget et de qualité. Nous avons pu suivre l'évolution du projet et nous pouvons d'ores et déjà confirmer que l'endroit est accueillant, Zahra aux commandes  détient sans aucun doute les clés du succès que nous lui souhaitons, son charme et son sourire, sa simplicité et sa gentillesse naturelle ne pourront que séduire touristes et résidents.
Choisir d'ouvrir son restaurant à quelques jours du mois de Ramadan mérite d'être souligné car ce n'est pas la période idéale.
Nous ne manquerons pas de tester rapidement la carte du "44" et sans concession nous vous en rendrons compte.
A suivre.....



mercredi 27 juin 2012

Riad Souafine reportage TV Al Aoula RTM

Le palais Jamaï et Riad Souafine ainsi que le restaurant Najmat ont fait l'objet d'un reportage télé réalisé pendant le Festival des Musiques Sacrées de Fès pour le compte du magazine Economia de la première chaîne marocaine Al Aoula.
Cette émission qui a été diffusée le 25 juin en soirée abordait la thématique du tourisme au Maroc.
Les Festivals ont ils une influence sur le tourisme des marocains et comment développer justement le tourisme des nationaux à l'intérieur du pays.
Le ministre du tourisme, M. Lahcen Haddad a été fortement sollicité tout au long de l'émission car ce secteur est une activité économique majeure pour le pays et les acteurs tous professionnels confondus vivent depuis des mois une crise sans précédent liée aux évènements politiques qui ont secoués les pays arabes mais aussi  liée à la crise économique qui touche les principaux pays émetteurs de touristes au Maroc.

Dans ce contexte difficile, le Maroc bénéficie toujours d'une bonne image. D'ailleurs à en croire le site de voyageur, Trip Advisor, la destination Maroc se classe en tête des choix des voyageurs pour l'Afrique, puisque Marrakech obtient la 1ère place au niveau Afrique (et la 6ème au niveau monde), Fès quant à elle se situe à la 5ème et Essaouira à la 6ème de ce classement des 25 meilleures destinations Afrique. (Merzouga 16ème, Ouarzazate 17ème et Agadir 23ème place).

Autre constatation qui redonne un peu de raison d'espérer est la tendance du second trimestre 2012 qui semble marquer l'arrêt de la chute des réservations et un retour timide des touristes européens.
Ce qui reste problématique c'est la réduction du nombre de vols d'avions vers le pays en provenance d'Europe ainsi que les tarifs des billets qui sont pour l’essentiel en hausse. Le temps des voyages réellement low cost avec des vols aller retour tout compris pour moins de 60€ est fini. L'on peut craindre que ce soit la règle pour toutes les compagnies quelle que soit la destination. Cela a pour conséquence de réduire le nombre de voyage pour les plus aisés et d'exclure ceux qui ont des moyens financiers plus limités.
Une étude récente sur les intentions de voyages des Français pour les vacances d'été 2012 a bien montré que plus de la moitié n'envisageait pas de partir en vacances cette année et quant à l'autre moitié 80% d'entre eux comptent passer les vacances en France.

Cette situation explique pourquoi le Maroc cherche à développer un tourisme interne qui était jusqu'à présent un peu délaissé par le secteur. La difficulté est qu'il y a très peu d'hébergement adapté au mode de vie des marocains, budgets très réduits, familles nombreuses, qui de ce fait n'ont pas accès aux hôtels classiques qui n'ont pas de chambres "familiales" et dont les tarifs sont prohibitifs pour le marocain moyen.
Jusqu'à aujourd'hui la vision touristique consistait à pousser et favoriser les investisseurs vers des offres d'hébergement de luxe. Ce n'est que depuis cette année par exemple que le groupe Accor, bien implanté au Maroc, ouvre deux hôtels économiques.
Quant aux marocains aisés, leurs destinations vacances c'est l'Europe, surtout l'Espagne ou la Turquie ou pour les plus riches l'Ile Maurice, les USA....
Il faudra donc encore de longues années avant que le Maroc soit doté d'une offre adaptée à la majorité de ses citoyens.

En attendant,  Jalal et  Hassan longuement interviewés dans le reportage  ont connu un court moment de célébrité bien mérité qui ne les a en rien rendus différents....

dimanche 24 juin 2012

RESTAURANT SHEHERAZADE FES

Le Riad Shéhérazade de Fès fait partie depuis longtemps des institutions de la Médina, au même titre que les pionniers du luxe Maison Bleue et Riad Fès.
Le restaurant du Shéhérazade est ouvert depuis toujours aux non résidents de l'hôtel et dès le départ il fut une table réputée notamment par sa recette de couscous aux fruits.
Nous n'y étions pas retournés depuis des années pour cause de nouveaux lieux à découvrir et désappointés par la salle d'hiver qui avait subitement remplacé le magnifique salon véranda en bord de piscine.

En cette saison nous étions donc assurés de dîner dans le patio toujours aussi splendide. Cette demeure est une des plus belle de la médina au niveau de son architecture dont le mélange des styles est ici très réussi.
Le propriétaire, M. Belghazi, est toujours présent et accueille lui même ses hôtes, d'une grande culture et excellent musicien il apporte à ce lieu une touche très personnelle.

Le menu du soir se compose de trois plats: entrée, plat et dessert, avec pour chacun un choix de trois ou quatre variétés.
Nous avons choisi des salades marocaines, briouates et pastilla pour entrées, poulet au tride, khebab à l'oeuf comme plat et pastilla au lait, plateau de fruits frais comme dessert.



Les salades marocaines sont sans originalité, les briouates ont peu de goût, par contre un sans faute pour la qualité des plats copieux, subtils au palais et respectueux de la tradition culinaire sans être surchargés d'huile.



Les fruits frais sont excellents, pêche, melon, pastèque, figue fleur, Kiwis et cerises rien que des fruits de saison parfaitement choisis et servis en abondance.



Pour accompagner ce repas nous avions choisi un vin Gris de Terre Rouge qui nous a déçu, peut-être aurait il mérité d'être servi bien frappé vu la canicule de la soirée.....

Le menu du soir est à 400dhs par personne, eau, thé café inclus ce qui est très correct pour un tel endroit.

En dehors d'une autre table qui finissait son repas lorsque nous sommes arrivés, il n'y avait personne et pour nous ce fut un pur plaisir que de dîner seuls dans ce lieu immense qui ne peut que faire rêver. La piscine, les palmiers fiers et majestueux, le service souriant tout a contribué à faire de ce moment un excellent souvenir.






M. Belghazi nous a confirmé l'ouverture prochaine, courant septembre de l'extension du Riad Shéhérazade, avec son nouveau restaurant en association avec un chef étoilé français que nous ne manquerons pas de tester pour vous.


mercredi 20 juin 2012

FES, EAU ET CANICULE

Voilà le Festival de Fès est achevé, la cité impériale retrouve sa quiétude. La majorité des touriste s'en est allée, les ruelles animées le matin sont désertées l'après midi car cette année la canicule est bien en avance.
Pour ceux qui malgré les températures sont obligés de s'activer au sein de la médina, les jarres d'eau ont refait surface comme chaque été.
Cette tradition ancestrale qui persiste partout au Maroc jusque dans le moindre douar de montagne est encore bien présente à Fès.

Commerçant ou simple habitant, dans les quartiers, installent devant chez eux une jarre de terre cuite non émaillée et préalablement enduite à l'extérieur de terre ensemencée, le tout maintenu par un filet de fines cordes tressées.
La jarre une fois emplie d'eau par capillarité "irrigue" la face extérieure et les graines  peuvent germer et former un manteau végétal qui recouvre la jarre et garde ainsi l'eau bien fraîche.
Un couvercle protège l'eau des salissures et enfin un gobelet de terre cuite enduit d'une sorte de résine qui fait fuir les insectes est à la disposition des passants déshydratés.



Cette tradition qui remonte à des siècles, bien avant que "solidaire" ne devienne un "concept" à la mode, nous en apprend beaucoup plus sur la nature du peuple marocain que beaucoup d'études savantes. L'eau est précieuse et doit être accessible à tous, en partage....

La Médina classée au patrimoine mondial pour son architecture et son authenticité mériterait de l'être aussi pour la rémanence de ses coutumes qu'il est essentiel de préserver.

samedi 16 juin 2012

Björk triomphe au festival de Fès 2012







L'avant dernière soirée du Festival des Musiques Sacrées de Fès accueillait la chanteuse "extra terrestre" Björk sur la scène de Bab Makina! Une première pour le Maghreb!
L'affluence record montrait que cette soirée était attendue par le public. Certains entendaient la chanteuse Islandaise pour la première fois de leur vie.

Sous le regard bienveillant de la cigogne légendaire puisqu'elle répond présent depuis des années aux concerts du Festival et après quelques réglages technique de dernière minute, exécutés sans filet, le spectacle pouvait enfin débuter.



A noter la présence au premier rang, parmi la foule et en toute simplicité, de la Princesse Lalla Salma.

Björk ayant expressément demandé à ce que l'usage des appareils photos et téléphones soit interdit, les vigiles ont dès le début du concert fait la chasse aux "paparazzi" amateurs et aux indélicats. Une bonne chose car enfin on a pu assister à un concert à Makina sans être dérangé par les flashes et autres discussions parasites.

Le spectacle a duré plus d'une heure et demie et l'intégralité de Biophilia nous a été délivrée avec une adhésion totale du public qui au début semblait un peu dérouté par la voix et les sons que Björk est la seule à pouvoir créer et qui paraissent venir d'un monde inconnu....

Pour respecter la consigne donnée au début, qui vise aussi à protéger l'artiste, les photos ci-dessous sont donc volontairement floues mais sont malgré tout en harmonie avec les sensations ressenties:








A la fin du concert la foule s'est lentement dispersée comme si le charme devait opérer longtemps après la dernière note et se transmettre comme un baiser volé dans une autre dimension, entre rêve et réalité...







Ce samedi soir le Festival clôture l'édition 2012 avec un concert exceptionnel de Joan Baez. Depuis près de 50 ans la chanteuse américain surnommée la reine du Folk enchante le monde avec ses chansons que tous les nostalgiques ont gardé au fond de leur cœur....

vendredi 15 juin 2012

VISITER LE PALAIS MOKRI






A l'occasion du Festival des Musiques Sacrées, la famille El Mokri a ré ouvert au public l'accès au Palais Mokri, fermé depuis plus de deux ans. Il y a dans la médina de Fès plusieurs Palais ou Riad Mokri car la famille de l'ancien Vizir se plaisait à vivre dans la médina. Le Palais d'origine du Vizir situé dans le quartier de Ziat ne se visite plus depuis qu'il a été vendu pour un projet hôtelier. Celui plus récent, début XXè, qui se visite à nouveau est situé en contre-bas du premier. Youssef l'arrière petit fils Mokri assure la visite.


Ce joyau du patrimoine marocain réserve quelques surprises. Construit dans les années 1910/1920 il fait la part belle aux apports glanés par El Mokri lors de ses voyages en tant qu'ambassadeur, Londres pour les balustrades en fonte importées directement d'Angleterre par bateau, Venise et surtout Murano pour les vitres en verres sablés, Alep pour le décor du salon de musique.....

Pour les passionnés de zelliges ce palais est une merveille tant il offre une palette de motifs, de formes et de couleurs qui a l'époque ont révolutionné l'art du zellige et dont on ne trouve pas d'autres exemples ailleurs.



D'autres parements de zelliges sont de conception plus classique mais la finesse du travail y est ici extraordinaire:



Le travail de plâtre est aussi remarquable et l'on peut imaginer que les descendants des artisans de l'Alhambra ont travaillés pour El Mokri, tandis que le décor de plâtre des colonnes du patio nous semblent plus "occidental"



Le patio, immense, de ce palais, est de conception parfaitement arabo-andalouse mais la galerie du première étage surprend par son côté "pont des soupirs" !



La visite se termine dans les dépendances du Palais, et notamment le belvédère où El Mokri prenait plaisir à se détendre au milieu de la nature verdoyante.



Le site du Palais El Mokri:  www.palaiselmokri.com